Ces personnages féminins qui m’inspirent.

Je m’étais récemment fais la réflexion que c’était quand même chouette de voir à l’écran de plus en plus de personnages féminins auxquels on peut s’identifier (il était grand temps, saperlipopette!). Ce n’est un secret pour personne, l’univers du cinéma (et des séries télévisées et des jeux vidéos…) est, à l’image de notre société, accaparé par un patriarcat aussi nauséabond que tenace: depuis des années, les films sont faits pour les hommes, par les hommes. Des héros invincibles, des âmes torturées en quête de rédemption, des « gars ordinaires » qui pourraient être nos voisins.. Les rares œuvres où les femmes ont un rôle « important » suivent bien trop souvent le même schéma dans lequel elles sont, encore une fois, censées plaire aux hommes et assouvir leurs fantasmes. Alors oui, aujourd’hui plus que jamais on en a désespérément besoin – besoin de voir des femmes fortes, des femmes vulnérables, des femmes avec des caractères qui leur sont propres et des motivations et envies différentes. Des femmes qui nous ressemblent, tout simplement. C’est ainsi que m’est venue l’idée d’un article consacré à mes héroïnes préférées; celles qui continuent de m’inspirer encore aujourd’hui et auxquelles – je ne vais pas mentir – j’aurais probablement aimé ressembler, ne serait-ce qu’un tout petit peu.

Jyn Erso

J’ai hésité à mentionner Rey, qui est tout autant un personnage féminin emblématique de Star Wars, mais j’avoue que c’est surtout Jyn qui a une place spéciale dans mon coeur. Au risque de ne pas du tout être comprise, je vais commencer par dire que la saga Star Wars est loin d’être ma préférée; si je tolère encore les vieux films, ceux avec Hayden Christensen sont à la limite de me filer de l’urticaire. J’en attendais donc pas grand chose des « nouveaux », encore moins de Rogue One car c’était un spin-off et les spin-off, je les trouve rarement réussis. Pourtant, au-delà d’une histoire qui m’a énormément touchée (et fait pleurer) j’ai trouvé le personnage de Jyn très intéressant. Elle a dû apprendre à se débrouiller et à survivre dans un monde très cruel dès son plus jeune âge, passant d’une enfant perdue et apeurée à une jeune femme téméraire et rebelle qui n’a pourtant jamais perdu le sens de la famille. Loyale et courageuse, elle s’est également révélée altruiste, prête à se battre jusqu’au bout et à donner sa vie pour sauver celles des autres, alors que tout laissait à croire que cette cause ne lui tenait pas du tout à coeur au début. D’une solitaire ne voulant s’attacher à personne et vivant selon ses propres règles, Jyn est devenue une leader inspirante et courageuse. Certains disent qu’elle est morte en martyr, moi je pense qu’elle a péri en grande héroïne qu’elle était, sa vie et celle des autres membres de la Rébellion ayant été le prix de la destruction de l’Etoile de la Mort. Car sans cette équipe menée par Jyn, Luke Skywalker n’aurait jamais réussi cet exploit.

Jyn : « This is our chance to make a real difference. »

Diana of Themyscira

Je ne pouvais tout bonnement pas imaginer rédiger cet article sans mentionner Diana, aka Wonder Woman. Bien que le personnage existe depuis très longtemps, pour ma part c’est grâce au film de 2017 et à l’interprétation de la sublime Gal Gadot que j’ai réellement découvert l’histoire de Wonder Woman, dont j’avais bien évidement entendu parler avant, sans jamais m’y intéresser plus que ça. Je dois avouer que l’univers de super-héros ne m’intéresse pas des masses en général, et il faut dire que les Marvel sont nullissimes pour représenter les femmes. Il n’y a qu’a voir ce qu’ils ont fait avec Black Widow – si vous avez vu Avengers: Age of Ultron vous savez de quoi je parle… Bref. Tout ça pour dire que j’étais plutôt sceptique avant de voir Wonder Woman et au final, cette femme au grand cœur et au courage d’une lionne m’a conquise.

Diana est une déesse (rien que ça, oui) et une guerrière amazone, mais elle est au fond plus humaine et plus humble que la plupart des mortels. Elle est intimement convaincue que l’humanité est bonne et mérite d’être sauvée; même lorsqu’elle se rend compte que tout n’est pas comme elle se l’imaginait, elle ne renonce pas. J’aime sa douceur et son innocence, qui ne la rendent pas simplette pour autant. J’envie un peu son désir inébranlable de croire qu’il y a de la bonté dans chacun, que rien n’est jamais perdu et qu’il y a toujours de l’espoir. Elle décide de vouer sa vie à aider ceux qui en ont besoin, et à se battre pour ceux qui ne le peuvent pas. Et nom d’un petit ours en guimauve vegan que cela fait un bien fou de voir enfin une femme endosser le rôle du « preux chevalier » qui vient à la rescousse de ceux dans le besoin. On peut critiquer le film et le scénario autant qu’on veut, mais on ne peut pas nier l’importance qu’il a pour la génération de petites filles qui vont grandir avec Diana comme modèle. Il est grand temps que les Hulk et les Spiderman s’inclinent et laissent aux héroïnes telles que Wonder Woman, Captain Marvel, The Wasp (et espérons le, bien d’autres) la place qu’elles méritent et ont toujours mérité… #thefutureisfemale

Diana : « It’s not about deserve, it’s about what you believe. And I believe in love. »

Buffy Summers

Buffy Summers est une adolescente qui aime le shopping, sortir avec ses amis et danser au Bronze le vendredi soir, mais sa vie est loin de se résumer à ça et derrière les apparences, tout n’est pas si rose et facile pour elle. En effet, c’est aussi l’Elue, une tueuse de vampires dont le destin est de combattre le mal. Et vu qu’elle habite dans une ville située sur la Bouche de l’Enfer, autant dire qu’elle n’a pas le temps de chômer!

La première fois que j’avais découvert cette série, j’étais bien trop jeune pour comprendre toute sa subtilité et saisir tous les messages forts qu’elle pouvait faire passer. Ce ne fut que des années plus tard que je la revis d’un œil bien différent. Buffy a beau paraître parfois superficielle, je trouve que c’est un personnage génial, qui ne cesse d’évoluer au fil des saisons, jusqu’à comprendre qu’elle n’a pas besoin d’avoir à tout prix un homme dans sa vie pour être bien et épanouie (alors que dans les premières saisons, outre les combats contre les vampires et autres créatures démoniaques, sa vie tournait quand même pas mal autour des garçons). Et puis Buffy a beau vivre des histoires d’amour, certaines plus compliquées que d’autres, elle gère aussi et avant tout des apocalypses, essaie (non sans mal) d’être une élève studieuse, pense à son avenir… C’est une amie dévouée et loyale, une fille et sœur aimante et une guerrière badass. Elle collectionne peut-être des chaussures et se soucie de son apparence, mais elle peut mettre une raclée à n’importe qui et n’hésite pas à remettre à sa place quiconque la sous-estimant. J’aime le fait qu’elle ne soit pas parfaite, loin de là. Elle a plein de défauts, des craintes, des incertitudes; elle aspire toujours à garder une part de liberté dans tout ce qu’elle fait et ne se laisse jamais déboussoler par les échecs (scolaires, professionnels, amoureux). Et surtout, malgré toutes les épreuves extrêmement difficiles qu’elle doit traverser, elle ne baisse pas les bras et se relève toujours.

Angelus : « No weapons. No friends. No hope. Take all that away, and what’s left? »
Buffy : « Me. »

Clara Oswald

Lorsque cette petite brune aux grands yeux expressifs a été annoncée comme nouvelle compagne du Docteur, suite au départ de Amy et Rory, j’étais trop occupée à faire mon deuil de ce couple (bien qu’ayant eu leur lot de moments très problématiques, merci Moffat d’avoir insinué qu’une femme ne pouvant pas avoir d’enfants était bonne à rien). Et puis, je n’accrochais pas tellement avec le personnage au début. J’avais le sentiment qu’on insistait trop sur le béguin qu’elle avait clairement pour le Docteur, qu’il y avait des allusions et du flirt à chaque épisode ou presque, et toute cette histoire de « Je suis la fille impossible, née pour sauver le Docteur et mon histoire s’arrête ici » me fait encore aujourd’hui rouler des yeux. Un personnage féminin dont l’existence entière tourne autour du Docteur? Au secours! Pourtant, lorsqu’on arrive à faire abstraction de ces détails, son histoire était joliment racontée; je trouvais ça touchant de se replonger dans son passé, découvrir la rencontre de ses parents, réaliser qu’elle avait des rêves plein la tête mais qu’elle manquait d’opportunités de les réaliser…

Mais ce fut surtout auprès du nouveau Docteur, incarné par Peter Capaldi, que j’avais commencé à m’attacher à Clara de plus en plus. Et aujourd’hui, elle fait incontestablement partie de mes personnages préférés. Encore une fois, elle n’est pas parfaite, mais c’est ce que j’aime chez elle. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, a toujours son avis sur tout, est têtue, curieuse, et a besoin d’avoir le contrôle… mais elle est aussi pétillante, drôle, touchante dans son envie d’en découvrir et d’en apprendre toujours plus. Je trouve que son personnage a énormément mûri en trois saisons et selon moi, sa relation avec le nouveau Docteur y a joué un rôle primordial. Bien loin de l’ambiance crush d’ado sur les bancs du lycée, c’était désormais un amour, une confiance et une dévotion plus intenses, bien au-delà des mots. Les chamailleries infantiles de la saison sept avaient laissé place à des désaccords sérieux, plus « adultes » et tout comme leurs interactions, Clara semblait aussi devenue plus mature et s’affirmait davantage. Je regrette amèrement qu’on lui ait collé en parallèle une histoire d’amour avec Danny (encore une fois, merci Moffat) car elle n’en avait vraiment pas besoin pour être intéressante.

Clara : « Don’t give up. Not ever. Not for one single day. Be safe, if you can be. But always be amazing. »

Il y a bien évidemment d’autres personnages que j’admire énormément, qu’elles viennent des séries, des films ou des livres. J’espère également qu’il y en aura de plus en plus; les temps sont en train de changer, les femmes prennent la parole et reprennent enfin le pouvoir qui leur a été enlevé pendant bien trop longtemps. Les mascu peuvent continuer à pleurnicher dans leur coin et se plaindre, mais les choses bougent enfin et ça donne de l’espoir.

 

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